Ce n’est pas un simple taxi. Le transport assis professionnalisé (VSL) vous garantit un accompagnement et peut être pris en charge. On vous explique.
Définition du transport assis professionnalisé (TAP)
Le transport assis professionnalisé (TAP) est une solution de déplacement sanitaire destinée aux personnes dont l’état de santé ne leur permet pas de se déplacer par leurs propres moyens, mais qui ne nécessitent pas pour autant un transport en position allongée (brancardage). Ce service, prescrit par un médecin, assure un trajet sécurisé et accompagné vers un lieu de soins, un centre d’examen ou pour un retour à domicile. Il constitue un maillon essentiel du parcours de soins, garantissant l’accès aux consultations et aux traitements pour les patients à mobilité réduite ou fragilisés.
Le transport assis professionnalisé est donc bien plus qu’un simple trajet : il s’agit d’une prestation de santé encadrée, effectuée par des professionnels qualifiés à bord de véhicules spécifiquement adaptés et agréés. Comprendre ses modalités, ses conditions de prise en charge et ses avantages permet aux patients et à leurs proches de mobiliser ce droit en toute sérénité, en s’assurant que le déplacement médical se déroule dans les meilleures conditions de confort et de sécurité.
Qu’est-ce qu’un véhicule sanitaire léger (VSL) ?
Le service de transport assis professionnalisé est le plus souvent réalisé au moyen d’un véhicule sanitaire léger, plus connu sous l’acronyme VSL. Contrairement à une idée reçue, le VSL n’est pas un véhicule personnel aménagé, mais un moyen de transport qui répond à un cahier des charges strict pour garantir la sécurité et le bien-être du patient. Pour être opérationnel, il doit obligatoirement obtenir un agrément délivré par l’Agence Régionale de Santé (ARS) de son département d’attache.
Cet agrément certifie que le véhicule et l’entreprise qui l’exploite respectent des normes précises. Le personnel à bord est lui aussi qualifié : le transport est assuré par un ambulancier diplômé d’État ou un auxiliaire ambulancier. Ces professionnels sont formés aux gestes de premiers secours et à l’accompagnement de personnes malades ou en situation de handicap. Le VSL se distingue ainsi par son caractère sanitaire, qui encadre l’ensemble de la prestation. Pour bien le définir, un véhicule sanitaire léger présente plusieurs caractéristiques clés :
- Agrément de l’ARS : Chaque VSL est immatriculé et rattaché à une entreprise de transport sanitaire autorisée, garantissant le respect des normes d’hygiène et de sécurité.
- Personnel qualifié : Le conducteur est au minimum un auxiliaire ambulancier, formé pour assurer la surveillance du patient et intervenir en cas de besoin.
- Équipement de secours : Le véhicule dispose d’un matériel de premiers secours et d’oxygénothérapie, conformément à la réglementation en vigueur.
- Hygiène et confort : Le VSL doit être maintenu dans un état de propreté irréprochable et est régulièrement désinfecté pour prévenir tout risque infectieux.
Différences avec un taxi conventionné et un transport personnel
Il est essentiel de ne pas confondre le transport assis professionnalisé réalisé en VSL avec les autres modes de transport, même si un taxi conventionné peut également effectuer ce type de mission sur prescription médicale. Le choix du mode de transport dépend de l’état de santé du patient, évalué par le médecin prescripteur. La principale différence réside dans le niveau d’accompagnement et l’environnement sanitaire. Un taxi conventionné, bien qu’agréé par l’Assurance Maladie pour pratiquer le tiers payant, n’est pas un véhicule sanitaire et son chauffeur n’a pas de formation médicale spécifique.
Le transport personnel, quant à lui, relève de la sphère privée. Si un proche vous accompagne à un rendez-vous, les frais engagés (carburant, péages) ne sont que très rarement et forfaitairement remboursés par la Sécurité sociale, et ce, sous des conditions très restrictives. Le tableau suivant synthétise les distinctions fondamentales entre ces options.
| Type de transport | Personnel à bord | Conventionnement | Accompagnement spécifique |
|---|---|---|---|
| VSL | Ambulancier ou Auxiliaire Ambulancier | Obligatoire (agrément ARS) | Aide à la mobilité, surveillance, aide administrative |
| Taxi conventionné | Chauffeur de taxi | Convention CPAM | Conduite du point A au point B, sans assistance médicale |
| Transport personnel | Conducteur non professionnel | Aucun | Aucun accompagnement formalisé |
Le recours à une ambulance conventionnée est réservé aux situations où l’état du patient nécessite une position allongée ou une surveillance médicale constante, ce qui la distingue clairement du transport assis professionnalisé.
Les conditions d’éligibilité pour le patient
Pour bénéficier d’un transport assis professionnalisé et de sa prise en charge par l’Assurance Maladie, le patient doit répondre à des critères précis, à la fois sur le plan médical et administratif. Ce n’est pas une simple facilité de déplacement, mais bien une prestation justifiée par un état de santé qui le requiert. La décision finale revient toujours au médecin, qui engage sa responsabilité en signant la prescription médicale de transport.
Cette prescription, souvent appelée « bon de transport », est le document clé qui atteste de la nécessité du recours à un transport assis professionnalisé. Sans elle, aucune prise en charge par la Sécurité sociale n’est possible, et les frais seraient entièrement à la charge du patient. Il est donc primordial de s’assurer que sa situation correspond bien aux cas prévus par la réglementation.
Critères médicaux justifiant le recours au TAP
Le médecin prescrit un transport assis professionnalisé lorsqu’il estime que l’état de santé du patient, bien que ne nécessitant pas un brancardage, présente certaines incapacités ou risques. La justification médicale est le pilier de la prise en charge. Comme le rappellent les experts sur le forum des assurés d’ameli, un transport de ce type peut être prescrit pour un patient qui présente au moins une déficience ou une incapacité particulière. Les situations les plus courantes incluent :
- L’incapacité de se déplacer de manière autonome : Le patient ne peut pas marcher sur une longue distance, utiliser les transports en commun seul ou conduire un véhicule personnel en raison de sa pathologie, de son traitement (fatigue, effets secondaires) ou d’un handicap.
- Le besoin d’une aide technique : Le patient doit se déplacer avec un fauteuil roulant, un déambulateur ou des béquilles, et a besoin d’assistance pour monter et descendre du véhicule en toute sécurité.
- La nécessité d’un accompagnement qualifié : L’état du patient peut exiger une surveillance durant le trajet, même minime, ou une aide pour réaliser les démarches administratives à l’arrivée (admission, enregistrement), une mission assurée par le personnel du VSL.
- Les risques liés à la pathologie : Pour certains traitements lourds (chimiothérapie, radiothérapie, dialyse), le trajet peut présenter des risques de malaise ou de complications, justifiant la présence d’un professionnel formé.
Conditions administratives et droits ouverts
Au-delà de la justification médicale, le patient doit remplir certaines conditions administratives pour que le transport assis professionnalisé soit remboursé. Le prérequis fondamental est d’être affilié à un régime d’Assurance Maladie (régime général, MSA, etc.) et d’avoir ses droits à jour au moment où le transport est effectué. La carte Vitale à jour est généralement la preuve de cette ouverture de droits. Les ayants droit d’un assuré (conjoint, enfants) peuvent également bénéficier de cette prise en charge dans les mêmes conditions.
La validité de la prescription médicale est également un point non négociable. Elle doit être établie avant le transport (sauf en cas d’urgence) et comporter toutes les mentions obligatoires. C’est ce document qui lie la prestation de transport à l’acte de soin et qui ouvre le droit au remboursement.
Le rôle du transporteur, un partenaire de confiance
Les entreprises de transport sanitaire jouent un rôle crucial dans la coordination administrative. Elles vérifient la validité de la prescription et s’assurent que les conditions de prise en charge sont réunies. À ce titre, VYV Ambulance se positionne comme un « partenaire de confiance » pour les établissements de santé et les patients, en facilitant ces démarches pour garantir un accès aux soins fluide et sans rupture. Cette expertise est essentielle pour naviguer dans les formalités administratives et assurer que le patient se concentre uniquement sur sa santé.
La prescription médicale de transport : un document indispensable

La prescription médicale de transport (PMT), aussi appelée « bon de transport », est le document officiel qui formalise le besoin d’un transport assis professionnalisé. Elle est la clé de voûte de toute la procédure de prise en charge. Rédigée par un professionnel de santé, elle atteste que le déplacement du patient est directement lié à un motif médical et que son état de santé justifie le recours à un transport sanitaire plutôt qu’à un moyen de transport personnel ou en commun.
Ce document doit être traité avec le même soin qu’une ordonnance pour des médicaments. Toute erreur ou omission peut entraîner un refus de remboursement de la part de la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). Le patient a donc tout intérêt à vérifier, au moment où le médecin la lui remet, que toutes les informations nécessaires y figurent correctement.
Qui peut prescrire et comment remplir le formulaire ?
Seul un médecin (généraliste ou spécialiste) est habilité à établir une prescription médicale de transport. C’est lui qui évalue l’état de santé du patient et détermine le mode de transport le plus approprié : ambulance, VSL, taxi conventionné ou autre. Pour être valide, la prescription doit être rédigée sur le formulaire Cerfa n°11574*05 ou son équivalent dématérialisé. La complétude et la précision de ce document sont essentielles. Voici les étapes et informations clés à vérifier :
- Identification du patient : Le nom, le prénom, le numéro de sécurité sociale et l’adresse de l’assuré doivent être clairement indiqués et sans erreur.
- Motif du transport : Le médecin doit cocher la case correspondant à la situation : hospitalisation (entrée/sortie), soins liés à une affection de longue durée (ALD), accident du travail, etc.
- Lieu de départ et d’arrivée : Les adresses exactes du point de prise en charge (domicile, autre établissement) et de la destination (hôpital, cabinet médical) doivent être précisées.
- Mode de transport prescrit : Le médecin doit cocher la case « Transport assis professionnalisé (VSL ou taxi) ». Si plusieurs patients peuvent être transportés ensemble, il doit également l’indiquer.
- Date et signature : La prescription doit être datée du jour de sa rédaction et comporter le cachet et la signature du médecin prescripteur.
La nécessité d’un accord préalable dans certains cas
Dans la majorité des cas, la prescription médicale suffit à déclencher la prise en charge d’un transport assis professionnalisé. Cependant, certaines situations spécifiques exigent d’obtenir un accord préalable de la part de la caisse d’assurance maladie avant que le transport ne soit effectué. Cette démarche vise à contrôler les dépenses pour les transports les plus coûteux ou les plus fréquents. Le patient ou le transporteur doit alors adresser la prescription accompagnée d’une demande d’entente préalable à la CPAM, qui dispose d’un délai de 15 jours pour répondre. L’absence de réponse dans ce délai vaut pour accord.
Les principaux cas nécessitant cette démarche sont :
- Les transports de longue distance : Le trajet est supérieur à 150 kilomètres pour un aller simple.
- Les transports en série : Le patient doit effectuer au moins 4 transports de plus de 50 kilomètres (aller simple) sur une période de deux mois, pour un même traitement. Ce cas est fréquent pour des traitements comme la radiothérapie ou la rééducation dans un centre spécialisé.
- Les transports pour se rendre à un centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP) ou un centre médico-psycho-pédagogique (CMPP).
- Les transports par des moyens non conventionnels : Avion ou bateau de ligne régulière.
Organiser un transport hospitalier sur une longue distance demande donc une anticipation pour réaliser cette démarche administrative dans les temps.
Prise en charge et remboursement par l’Assurance Maladie
La prise en charge financière du transport assis professionnalisé par l’Assurance Maladie est un droit pour les patients dont l’état de santé le justifie, mais elle obéit à des règles précises. Le système repose sur le principe du tiers payant et des taux de remboursement qui varient selon la situation médicale et administrative de l’assuré. Connaître ces règles permet d’anticiper les éventuels frais restants à sa charge et de s’assurer que sa couverture santé est adaptée.
L’objectif de ce dispositif est de garantir que des contraintes financières n’empêchent pas un patient d’accéder aux soins dont il a besoin. Les dépenses de transport sanitaire représentent un poste significatif pour l’Assurance Maladie, et leur évolution est suivie de près, comme le soulignent certains documents de la Cour des comptes analysant les dépenses de santé.
Le principe du tiers payant et les taux de remboursement
Le principal avantage pour le patient qui recourt à un transport assis professionnalisé avec une entreprise conventionnée est le tiers payant. Ce mécanisme lui évite de devoir avancer la totalité des frais du transport. L’entreprise de VSL ou le taxi conventionné se fait directement rembourser par la caisse d’assurance maladie pour la part obligatoire. Le taux de remboursement de base est fixé à 65 % du tarif conventionnel.
Dans certaines situations, la prise en charge peut atteindre 100 %. C’est notamment le cas pour les transports liés à une affection de longue durée (ALD) exonérante, à un accident du travail ou une maladie professionnelle. Une franchise médicale, dont le montant est fixé par décret, reste cependant à la charge du patient sur chaque transport sanitaire, sauf exceptions (mineurs, bénéficiaires de la CMU-C ou de l’AME, etc.).
| Situation du patient | Taux de remboursement de base | Franchise médicale applicable |
|---|---|---|
| Cas général (maladie) | 65 % | Oui (plafonnée annuellement) |
| Affection de Longue Durée (ALD) | 100 % | Oui (plafonnée annuellement) |
| Accident du Travail / Maladie Pro | 100 % | Non |
| Femme enceinte (à partir du 6ème mois) | 100 % | Non |
Le rôle de la mutuelle ou complémentaire santé
La part des frais non couverte par l’Assurance Maladie, appelée « ticket modérateur », correspond généralement aux 35 % restants dans le cas d’une prise en charge à 65 %. C’est ici qu’intervient la mutuelle ou la complémentaire santé. Selon les garanties souscrites dans le contrat, elle peut rembourser tout ou partie de ce ticket modérateur. La plupart des contrats « responsables » couvrent cette dépense.
Vérifiez votre contrat de complémentaire santé
Il est fortement recommandé de contacter sa mutuelle avant d’engager des frais de transport réguliers afin de connaître précisément le niveau de remboursement prévu par son contrat. Certains contrats peuvent appliquer des forfaits ou des exclusions. Une bonne couverture est essentielle pour un remboursement intégral du transport assis professionnalisé, surtout dans le cadre d’un parcours de soins impliquant de nombreux déplacements. En tant qu’opérateur de transport sanitaire et membre du Groupe VYV, acteur majeur de la protection sociale, VYV Ambulance est particulièrement sensible à la bonne articulation entre l’Assurance Maladie obligatoire et complémentaire pour assurer une prise en charge complète au patient.
Le déroulement du transport et le rôle du professionnel
Un transport assis professionnalisé ne se résume pas à un simple déplacement d’un point A à un point B. La prestation inclut un accompagnement humain et une logistique rigoureuse qui garantissent la sécurité, le confort et la sérénité du patient. Le professionnel qui réalise le transport est un maillon essentiel de la chaîne de soins. Son rôle va bien au-delà de la conduite : il est le garant du bon déroulement du trajet et de l’arrivée du patient dans des conditions optimales pour son rendez-vous médical.
La qualité de ce service repose sur la compétence du personnel et le respect de normes strictes. Les entreprises de transport sanitaire sont soumises à des obligations réglementaires qui encadrent leur activité, depuis l’état des véhicules jusqu’à la formation de leurs équipes. Comme le précise la réglementation, les organismes agréés doivent pouvoir justifier à tout moment du respect de leurs obligations.
L’accompagnement du patient : bien plus qu’un simple trajet
Le chauffeur d’un VSL est un professionnel de santé dont les missions sont multiples et centrées sur le patient. Il assure une prise en charge globale depuis le lieu de départ jusqu’à la destination. Cet accompagnement personnalisé est ce qui distingue fondamentalement un transport assis professionnalisé d’un transport classique. Il est formé pour interagir avec des personnes fragilisées, malades ou en situation de handicap, avec patience et bienveillance.
L’expertise des transporteurs est un facteur clé. Par exemple, VYV Ambulance, en sa qualité d’organisme de formation certifié, s’assure que ses équipes possèdent des compétences allant au-delà de la conduite, notamment via des formations comme l’AFGSU niveau 2 (Attestation de Formation aux Gestes et Soins d’Urgence). Cet investissement dans la formation garantit une prise en charge de haute qualité. Les missions du professionnel incluent :
- L’aide à la mobilité : Il aide le patient à se déplacer de son domicile jusqu’au véhicule, à s’installer confortablement et en sécurité, puis à en descendre à l’arrivée.
- La surveillance de l’état du patient : Il est attentif à toute évolution de l’état de santé du patient durant le trajet et est capable de prodiguer les premiers secours en cas de besoin.
- L’assistance administrative : Il aide le patient à accomplir les formalités d’admission à l’hôpital ou au centre de soins, en s’assurant que la prescription et les autres documents sont bien transmis au service concerné.
- Le port des bagages légers : Il peut aider le patient avec un petit sac contenant ses effets personnels ou son dossier médical.
L’ensemble de ces services contribue à réduire le stress et la fatigue liés au déplacement médical.
Les garanties de sécurité, de ponctualité et de confort
Les entreprises agréées pour le transport assis professionnalisé sont tenues de respecter des normes strictes pour garantir la qualité de leur service. Ces garanties sont essentielles pour les patients et pour les établissements de santé, qui comptent sur la fiabilité de leurs partenaires transporteurs pour assurer la continuité des soins.
L’expérience au service de la fiabilité
La ponctualité est un critère non négociable. Un retard peut compromettre un rendez-vous médical, une séance de traitement ou une admission programmée. La sécurité est assurée par un entretien rigoureux des véhicules et le respect des règles d’hygiène (nettoyage et désinfection). Le confort du patient est également une priorité, avec des véhicules climatisés et adaptés. Fort de plus de vingt ans d’engagement dans le transport sanitaire, un acteur comme VYV Ambulance s’appuie sur son expérience et son réseau national pour offrir un service fiable et ponctuel, répondant aux exigences des parcours de soins modernes.
Situations particulières et questions fréquentes
Le cadre général du transport assis professionnalisé couvre la majorité des situations, mais certains cas spécifiques, comme les affections de longue durée (ALD) ou l’invalidité, bénéficient de dispositions particulières. De même, de nouvelles pratiques comme le transport partagé sont encouragées par l’Assurance Maladie et il est important pour les patients d’en comprendre les modalités et les implications.
Ces cas particuliers visent à adapter la prise en charge à la situation de chaque patient, en particulier pour ceux dont la pathologie engendre des besoins de transport récurrents et sur le long terme. Une bonne information permet de mieux anticiper ses droits et de dialoguer plus efficacement avec son médecin et sa caisse d’assurance maladie. Le recours à un transfert inter-hospitalier peut également soulever des questions spécifiques.
Le cas des affections de longue durée (ALD) et de l’invalidité
Les patients dont la maladie est reconnue comme une Affection de Longue Durée (ALD) exonérante par l’Assurance Maladie bénéficient d’une prise en charge à 100 % des frais de transport, sur la base des tarifs de la Sécurité sociale. Cette mesure concerne uniquement les transports qui sont en lien direct avec le traitement de cette ALD. Par exemple, un patient atteint d’une insuffisance rénale chronique en ALD sera remboursé à 100 % pour ses trajets en transport assis professionnalisé vers son centre de dialyse.
Un engagement pour l’accès aux soins pour tous
Les patients en situation d’invalidité peuvent également bénéficier de conditions de prise en charge spécifiques, en fonction de leur taux d’incapacité. Ces dispositifs sont essentiels pour ne pas ajouter une charge financière à la difficulté de la maladie. Assurer un accès équitable aux soins pour les personnes les plus fragiles est une mission fondamentale. Pour une entreprise comme VYV Ambulance, dont la raison d’être est de « rendre la santé accessible à tous », accompagner ces patients au quotidien est au cœur de son engagement et de son rôle de partenaire du système de santé.
Comprendre le transport partagé et ses implications
Pour maîtriser les dépenses de santé, l’Assurance Maladie encourage le recours au transport partagé. Comme l’indiquent les nouvelles règles sur le transport médical partagé, cette pratique consiste à regrouper plusieurs patients dans un même véhicule (VSL ou taxi conventionné) pour un trajet vers une même destination ou des destinations proches. Le médecin doit indiquer sur la prescription si l’état de santé du patient est compatible avec cette modalité.
Si le patient refuse un transport partagé proposé par le transporteur alors que son état de santé le permet, une majoration peut lui être appliquée, et il devra faire l’avance des frais. Comprendre le fonctionnement de ce dispositif est donc important.
- Prescription médicale : Le médecin évalue si le patient peut voyager avec d’autres personnes et le mentionne sur le bon de transport.
- Organisation par le transporteur : L’entreprise de transport sanitaire essaie de regrouper les patients dont les horaires et les destinations sont compatibles.
- Implications pour le patient : Le transport partagé peut impliquer un léger détour ou un temps d’attente avant ou après le rendez-vous. En contrepartie, il contribue à la soutenabilité du système de santé.
- Refus du patient : Un refus sans justification médicale entraîne des conséquences financières, notamment l’absence de tiers payant et une facturation qui peut différer, comme détaillé dans les circulaires de l’Assurance Maladie.
Le transport assis professionnalisé est un droit précieux pour les patients. Pour en bénéficier dans les meilleures conditions, il est conseillé de dialoguer avec son médecin et de choisir un transporteur sanitaire de confiance. Pour trouver un partenaire fiable près de chez vous, vous pouvez consulter le réseau des agences VYV Ambulance ou les contacter directement pour toute question.






